Savez-vous bien utiliser les ressorts du storytelling digital pour optimiser vos formations ?


Qu’est-ce que le storytelling digital ?

C’est la mise en récit des messages de communication pour faire adhérer et/ou agir un public donné. On cherche à capter l’attention, captiver et convaincre. Des leviers digitaux sont activés pour bâtir, raconter et diffuser l’histoire (immersion – participation – cocréation – viralité).

Le storytelling donne du sens à votre module. Le thème de l’histoire doit être suffisamment fort et évocateur pour susciter l’intérêt de l’apprenant. Cette histoire peut être en lien direct avec son environnement professionnel afin de faciliter le transfert des connaissances en situation de travail, ou au contraire l’emmener loin de son quotidien : un voyage dans l’espace, une aventure à vivre, etc.


MÉCANISMES NARRATIFS DANS LE DIGITAL

Dans un storytelling classique, vous décidez de l’ordre de l’action.


Source : Ionisx – MOOC « Storytelling Digital »

Dans un storytelling digital, le schéma narratif canonique (SNC) est complètement modifié car plusieurs entrées sont possibles (par exemple un site web). C’est le public qui décide de l’ordre de l’action (à travers différents points de vue de personnages, choisir la suite de l’histoire…).

Qu’est-ce qu’un SNC ?

Il permet d’organiser les éléments d’une action dans une structure dotée de cinq composantes :


Source : Louis Hébert (2006), « Le schéma narratif canonique », dans Louis Hébert (dir.), Signo [en ligne], Rimouski (Québec), http://www.signosemio.com/greimas/schema-narratif-canonique.asp.

Voici un exemple d’action : le Roi demande (manipulation : devoir-faire) au Prince de sauver la Princesse (action). Le Prince s’entraîne au combat (compétence : savoir-faire et pouvoir-faire) puis délivre la Princesse (performance). Le Roi lui donne (sanction : rétribution positive (récompense)) alors la moitié de son royaume et une douce moitié.


LE RÉCIT DIGITAL

En digital, la structure du récit est évolutive et cesse d’être séquentielle. On voit émerger de nouvelles formes de contenus et de vecteurs de communication grâce aux possibilités du web 2.0.

Voici quelques exemples de structures possibles :

Jouer sur plusieurs histoires :

L’histoire globale est composée de plusieurs petites histoires autonomes. Il est possible de transmettre un message clé dans chaque épisode, composant un message global cohérent.

Applications : série de POM, websérie, webdocumentaire…

Jouer sur plusieurs personnages :

L’histoire est racontée par plusieurs personnages. Chaque personnage raconte son histoire, pour construire le message clé.

Applications : raconter un métier, un projet, une ville, un événement…

Jouer sur la chronologie :

Chaque moment-clé constitue une petite histoire, faisant partie d’une histoire globale.

Applications : raconter un métier, un projet, un événement, l’histoire d’une entreprise ou d’une marque. Possibilité de jouer sur le passé, le présent ou l’avenir (projection).

Jouer sur l’espace :

Raconter une série d’histoires sur des endroits emblématiques, composant une histoire globale.

Applications : pour raconter un événement, l’histoire d’une ville ou d’un pays… Possibilité de jouer sur la temporalité.


À travers le récit digital, différents supports digitaux narratifs vont pouvoir être utilisés :

  • Vidéo storytellée
  • Websérie
  • Webdocumentaire
  • POM (Petite Œuvre Multimédia)
  • Vidéographique
  • Serious game
  • Dessin animé professionnel

Pour conclure

Vous pouvez vous inspirer des dispositifs transmedia ou crossmedia pour créer votre propre dispositif digital sur mesure, en piochant dans les différents supports disponibles en fonction de vos objectifs et de votre budget.  

Privilégiez l’efficacité : le plus important n’est pas de créer le dispositif le plus complexe, mais le plus efficace pour atteindre vos objectifs.

Pour approfondir vos connaissances sur ce sujet, vous pouvez suivre le MOOC « Storytelling Digital » proposé par IonisX – https://ionisx.com/cours-description/5616819c6aef2ca65f5969b9.

Quelques liens :

Vous souhaitez en savoir plus ? Contactez-nous.

Comme tout professionnel de la formation, vous définissez les objectifs pédagogiques avant de mettre en place une formation. Mais êtes-vous certain de bien les formuler ?

Vérifiez-le à travers nos quelques conseils !

Pourquoi identifier les objectifs ?

La démarche à suivre

  • Après avoir pris connaissance de l’objectif stratégique, vous formulez les objectifs généraux de la formation, qui précisent le but de la formation et orientent la sélection des contenus de la formation.
  • Vous les décomposez ensuite en objectifs pédagogiques. Il s’agit des compétences à maîtriser.
  • Enfin, vous formulez les objectifs pédagogiques.

Formuler les objectifs pédagogiques

Quels savoirs l’apprenant doit-il acquérir pour atteindre l’objectif de formation ?

Les objectifs pédagogiques s’expriment en termes de savoirs. Ils servent à construire l’action de formation.

Ils doivent être formulés en termes de résultats escomptés, mesurables et/ou observables, avec un verbe d’action.

Choisir le verbe d’action

Faîtes le bon choix !

Veillez à être le plus précis possible quand vous formulez un objectif pédagogique afin d’identifier le niveau de savoir à maîtriser. Ainsi préférez par exemple « Calculer la formule mathématique ABC » à « Connaître la formule mathématique ABC », « Expliquer le concept de micro-learning » à « Comprendre le concept de micro-learning »…

Voici quelques exemples (non exhaustifs) de verbes d’action :

C’est à vous à présent ! Vous avez toutes les clés pour bien définir vos objectifs pédagogiques !

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